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Ancien juif converti au christianisme orthodoxe, Frère Nathanaël met en garde contre la manière dont le judaïsme détruit le christianisme ✡ ☦Le Pape Benoît XVI a dit lors de son installation sur le trône épiscopal de Rome, samedi le 7 mai 2005 : « Le Pape n’est pas un souverain absolu »La version anglophone de ma biographie, « Guy Boulianne : Un Prince en Exil – Poète, Éditeur et Chroniqueur des Temps Troublés », est publiéeDignes descendants des marchands Radhanites babylonien, les fondateurs de Rothschild étaient liés à l’esclavage dans les colonies britanniquesL’histoire secrète de la querelle « douce » entre les familles ashkénazes et séfarades, incarnées par les deux groupes Rothschild et RockefellerSelon Maurice Druon, tous les Ashkénazes ou presque sont des Khazars repoussés sans arrêt par les Slaves au cours des siècles (27 mai 2006)Les extraterrestres et les OVNI existent-ils ? « Je pense qu’il vaut mieux envisager l’hypothèse démoniaque », répond Sœur Rosalind Moss 👽La chanteuse Marjo sera présente au lancement de la biographie, « Guy Boulianne : Un Prince en Exil », au pub “Le Saint-Sau” à Saint-Sauveur 🎵Lancement de ma biographie, « Guy Boulianne : Un Prince en Exil » de Fabien Lacroix, au pub gourmand Le Saint-Sau à Saint-Sauveur, QuébecLe livre « Les lanceurs d’alerte les plus notables du XXe et du XXIe siècle ». Le commentaire très positif d’un lecteur ayant travaillé à la NASA 🚀L’artiste peintre reconnue internationalement, Gisèle Boulianne, est ma cousine éloignée issue d’un ancêtre commun : Jean-Marc de BouillanneUn collectionneur a fait l’acquisition de mon tableau « Fragmentation », une œuvre qui invite à réfléchir aux processus de transformation 🖌J’expose mes œuvres d’art chez “Curated Art Show”, une galerie virtuelle 3D immersive créée par le compositeur/pianiste et auteur Rufus LinMes œuvres originales et les reproductions sont en vente dans la galerie virtuelle ArtPal, basée à San Juan Bautista, la capitale de Porto Rico 🖌Mon tableau — “Fragmentation” — nous invite à réfléchir aux processus de transformation, de rupture et de recomposition qui nous façonnentJ’expose désormais certaines de mes œuvres dans la galerie internationale pour les artistes contemporains ‒ Mastera.art ‒ basée en RussieUn collectionneur a fait l’acquisition de quatre de mes œuvres provenant des deux collections “Fenêtres sur l’espace” et “Géométrie variable”L’exorciste diocésain de Nashville, le père Dan Reehil, se demande si le film de Steven Spielberg sur les extraterrestres aura un impact sur la foiATTENTION : La biographie « Guy Boulianne : Un Prince en Exil », de Fabien Lacroix, sera lancée au pub gourmand Le Saint-Sau, à Saint-SauveurLes prêtres Chad Ripperger, Carlos Martins et d’autres exorcistes s’accordent à dire que les démons peuvent se déguiser en extraterrestres
Des internautes mal intentionnés manipulent les images. La photo originale se trouve dans les archives de l’agence Reuters.Le pape Benoît XVI (né Joseph Aloisius Ratzinger le 16 avril 1927), fut le 265e pape de l’Église catholique et évêque de Rome, 7e souverain de l’État de la Cité du Vatican, primat d’Italie, en plus des autres titres propres au pontife romain, du 19 avril 2005 au 28 février 2013. Septième pape allemand de l’histoire de l’Église catholique, Benoît XVI a néanmoins renoncé au titre de patriarche d’Occident utilisé par ses prédécesseurs.
Professeur de théologie reconnu, il participa au concile Vatican II et contribua activement aux revues Concilium et Communio, dont il fut l’un des fondateurs. Nommé archevêque de Munich et Freising et créé cardinal par le pape Paul VI en 1977, il fut, sous le pontificat de Jean-Paul II, l’un de ses plus proches collaborateurs, ayant été appelé à présider la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de 1981 à 2005. Doyen du Collège des cardinaux à partir de 2002, il succéda au pape Jean-Paul II lors du conclave de 2005.
Lors du consistoire ordinaire du 11 février 2013, il annonça sa démission « du ministère d’évêque de Rome, successeur de saint Pierre », le siège étant devenu vacant le 28 du même mois. Il fut le huitième pontife à renoncer au ministère pétrinien, si l’on ne considère que les papes pour lesquels nous disposons de sources historiques certaines ou très fiables : Clément Ier, Pontien, Silverius, Benoît IX, Grégoire VI, Célestin V et Grégoire XII (même si seuls deux papes y renoncèrent volontairement et sans menace de guerre, Célestin V et Benoît XVI). Il fut remplacé sur le trône pontifical par le pape François, élu le 13 mars 2013. Après sa démission, son titre devint celui de Souverain Pontife émérite ou de Pape émérite, tandis que son traitement demeura celui de Sa Sainteté.
Après l’âge de quatorze ans, en 1941, Ratzinger fut enrôlé de force dans les Jeunesses hitlériennes, conformément à la loi sur les Jeunesses hitlériennes (Gesetz über die Hitlerjugend), amendée le 6 mars 1939 et en vigueur du 25 mars 1939 à 1945, qui obligeait tous les jeunes de quatorze à dix-huit ans à s’enrôler. Après la fermeture du séminaire, il continua, contre son gré, à fréquenter les Jeunesses hitlériennes afin d’éviter des amendes sur ses frais de scolarité. Il échappa à ces amendes grâce à la bienveillance d’un professeur de mathématiques qui l’autorisa à ne pas assister aux réunions. Dans son livre intitulé “Le Sel de la Terre”, Ratzinger écrit : « Dieu merci, j’avais à l’école un professeur de mathématiques très compréhensif. C’était un nazi convaincu, mais une personne honnête. Un jour, il m’a dit : « Vas-y au moins une fois, et tout ira bien. » Mais lorsqu’il a compris que je n’en avais pas envie, il m’a dit : « Je te comprends, je vais m’en occuper. » » Il ne fut jamais envoyé au front, il ne tira jamais un seul coup de feu et il ne fut jamais impliqué dans un conflit armé. Il déserta en avril 1945.
Ratzinger fut élu pape le deuxième jour du conclave de 2005, au quatrième tour de scrutin, l’après-midi du 19 avril. Il choisit Benoît XVI comme nom pontifical. À 17 h 56, l’élection fut annoncée par la traditionnelle fumée blanche s’échappant de la cheminée de la chapelle Sixtine (une incertitude initiale subsistait quant à la couleur de la fumée, mais tout doute fut dissipé à 18 h 07 par la sonnerie des cloches de la basilique Saint-Pierre au Vatican). Une demi-heure plus tard environ, le cardinal protodiacre Jorge Medina Estévez apparut au balcon de la loggia centrale de la basilique pour proclamer l’élection. Le Pape Benoît XVI a prononcé des paroles inoubliables au cours de son homélie le 7 mai 2005 en la basilique Saint-Jean-de-Latran, lors de son installation sur le trône épiscopal de Rome :
« Le pouvoir conféré par le Christ à Pierre et à ses successeurs est, au sens absolu, un mandat pour servir. L’autorité d’enseigner, dans l’Eglise, comporte un engagement au service de l’obéissance à la foi. Le Pape n’est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire: le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l’Eglise, à l’obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d’adaptation et d’appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme. »
Il poursuit plus loin : « La Chaire est – disons-le encore une fois – le symbole de l’autorité d’enseignement, qui est une autorité d’obéissance et de service, afin que la Parole de Dieu – la vérité! – puisse resplendir parmi nous, en nous indiquant la route de la vie. » Je partage ci-dessous l’homélie du Pape Benoît XVI prononcé lors de son installation sur le siège romain, en la basilique Saint-Jean-de-Latran. ◾
« La liberté de tuer n’est pas une véritable liberté, mais une tyrannie qui réduit l’être humain en esclavage. » — Pape Benoît XVI, le 7 mai 2005
Prise de possession de la Cathedra Romana de l’Évêque de Rome
Homélie de Benoît XVI, samedi le 7 mai 2005
Chers Pères Cardinaux,
chers frères dans l’épiscopat,
chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, où je peux pour la première fois m’installer sur la Chaire de l’Évêque de Rome en tant que Successeur de Pierre, est le jour où en Italie l’Église célèbre la Fête de l’Ascension du Seigneur. Au centre de ce jour, nous trouvons le Christ. C’est seulement grâce à Lui, grâce au mystère de son ascension, que nous réussissons également à comprendre la signification de la Chaire, qui est à son tour le symbole du pouvoir et de la responsabilité de l’Évêque. Qu’est-ce que veut alors nous dire la fête de l’Ascension du Seigneur? Elle ne veut pas nous dire que le Seigneur s’en est allé dans un lieu éloigné des hommes et du monde. L’Ascension du Christ n’est pas un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains; car, au fond, les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. L’Ascension du Christ signifie qu’Il n’appartient plus au monde de la corruption et de la mort qui conditionne notre vie. Elle signifie qu’Il appartient totalement à Dieu. Lui – le Fils éternel – a conduit notre condition humaine aux côtés de Dieu, il a apporté avec lui la chair et le sang sous une forme transfigurée. L’homme trouve une place en Dieu; à travers le Christ l’être humain a été conduit jusqu’à l’intérieur de la vie même de Dieu. Et, étant donné que Dieu embrasse et soutient l’univers tout entier, l’Ascension du Seigneur signifie que le Christ ne s’est pas éloigné de nous, mais que maintenant, grâce à Sa présence auprès du Père, il est proche de chacun de nous, pour toujours. Chacun de nous peut le tutoyer; chacun peut l’appeler. Le Seigneur se trouve toujours à portée de voix. Nous pouvons nous éloigner de Lui intérieurement. Nous pouvons Lui tourner le dos. Mais Il nous attend toujours, et Il est toujours proche de nous.
La mission de l’Esprit est d’introduire l’Église de manière toujours nouvelle dans la grandeur du mystère du Christ
De la lecture de la liturgie d’aujourd’hui nous apprenons également quelque chose de plus sur la manière concrète dont le Seigneur réalise cette façon d’être proche de nous. Le Seigneur promet son Esprit Saint aux disciples. La première lecture que nous avons entendue nous dit que l’Esprit Saint sera une « force » pour les disciples; l’Évangile ajoute qu’il sera le guide vers la Vérité tout entière. Jésus a tout dit à ses disciples, étant lui-même la Parole vivante de Dieu, et Dieu ne peut pas donner plus que lui-même. En Jésus, Dieu s’est entièrement donné à nous – c’est-à-dire qu’il nous a tout donné. En plus de cela, ou à côté de cela, il ne peut exister aucune autre révélation en mesure de transmettre davantage ou de compléter, de quelque manière que ce soit, la Révélation du Christ. En Lui, dans le Fils, tout nous a été dit, tout nous a été donné. Mais notre capacité de comprendre est limitée; c’est pourquoi la mission de l’Esprit est d’introduire l’Église de façon toujours nouvelle, de génération en génération, dans la grandeur du mystère du Christ. L’Esprit ne présente rien de différent et de nouveau à côté du Christ; il n’y a aucune révélation pneumatique à côté de celle du Christ – comme certains le croient -, aucun deuxième niveau de Révélation. Non: « c’est de mon bien qu’il recevra », dit le Christ dans l’Évangile (Jn 16, 14). Et de même que le Christ dit seulement ce qu’il sent et reçoit du Père, de même l’Esprit Saint est l’interprète du Christ. « C’est de mon bien qu’il recevra ». Il ne nous conduit pas dans d’autres lieux, éloignés du Christ, mais il nous conduit toujours davantage dans la lumière du Christ. C’est pourquoi, la révélation chrétienne est, dans le même temps, toujours ancienne et toujours nouvelle. C’est pourquoi tout nous est toujours et déjà donné. Dans le même temps, chaque génération, dans la rencontre infinie avec le Seigneur – rencontre qui a lieu à travers l’Esprit Saint – apprend toujours quelque chose de nouveau.
Vous serez mes témoins. L’Église a été construite à travers les témoins
Ainsi, l’Esprit Saint est la force à travers laquelle le Christ nous fait ressentir sa proximité. Mais la première lecture dit également une deuxième parole: vous serez mes témoins. Le Christ ressuscité a besoin de témoins qui l’ont rencontré, d’hommes qui l’ont connu intimement à travers la force de l’Esprit Saint. D’hommes qui l’ayant, pour ainsi dire, touché du doigt, peuvent en témoigner. C’est ainsi que l’Église, la famille du Christ, a grandi de « Jérusalem… jusqu’aux extrémités de la terre », comme le dit la lecture. C’est à travers les témoins que l’Église a été construite – à commencer par Pierre et par Paul, et par les Douze, jusqu’à tous les hommes et toutes les femmes qui, comblés du Christ, ont rallumé et rallumeront au cours des siècles de manière toujours nouvelle la flamme de la foi. Chaque chrétien, à sa façon, peut et doit être le témoin du Seigneur ressuscité. Quand nous lisons les noms des saints nous pouvons voir combien de fois ils ont été – et continuent à être – tout d’abord des hommes simples, des hommes dont émanait – et émane – une lumière resplendissante capable de conduire au Christ.
La Chaire de Rome est avant tout la Chaire de la profession de foi dans le Christ
Mais cette symphonie de témoignages est également dotée d’une structure bien définie: aux Successeurs des Apôtres, c’est-à-dire aux Évêques, revient la responsabilité publique de faire en sorte que le réseau de ces témoignages demeure dans le temps. Dans le sacrement de l’ordination épiscopale leur sont conférés le pouvoir et la grâce nécessaires à ce service. Dans ce réseau de témoins, une tâche particulière revient au Successeur de Pierre. Ce fut Pierre qui exprima le premier, au nom des Apôtres, la profession de foi: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). Telle est la tâche de tous les Successeurs de Pierre: être un guide dans la profession de foi en Christ, le Fils du Dieu vivant. La Chaire de Rome est avant tout la Chaire de ce credo. Du haut de cette Chaire, l’Évêque de Rome est tenu de répéter constamment: « Dominus Iesus » – « Jésus est le Seigneur », comme Paul l’écrivit dans sa Lettre aux Romains (10, 9) et aux Corinthiens (1 Co 12, 3). Il dit aux Corinthiens avec une emphase particulière : « Car, bien qu’il y ait, soit au ciel, soit sur la terre, de prétendus dieux… pour nous en tous cas, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père… et un seul Seigneur Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes » (1 Co 8, 5). La Chaire de Pierre oblige ceux qui en sont les titulaires à dire – comme Pierre le fit déjà dans un moment de crise des disciples – alors qu’un grand nombre voulaient s’en aller: « Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (Jn 6, 68sq). Celui qui siège sur la Chaire de Pierre doit rappeler les paroles que le Seigneur adressa à Simon Pierre à l’heure de la Dernière Cène: « Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères… » (Lc 22, 32). Celui qui est le titulaire du ministère pétrinien doit avoir la conscience d’être un homme fragile et faible — de même que ses propres forces sont fragiles et faibles — qui a constamment besoin de purification et de conversion. Mais il peut également avoir la conscience que c’est du Seigneur que lui vient la force pour confirmer ses frères dans la foi et les garder unis dans la confession du Christ crucifié et ressuscité. Dans la première Lettre de saint Paul aux Corinthiens, nous trouvons le récit le plus ancien de la résurrection que nous connaissons. Paul l’a fidèlement recueilli des témoins. Ce récit parle tout d’abord de la mort du Seigneur pour nos péchés, de sa sépulture, de sa résurrection, qui a eu lieu le troisième jour, puis il dit: « [le Christ] est apparu à Céphas, puis aux Douze… » (1 Co 15, 4). La signification du mandat conféré à Pierre jusqu’à la fin des temps est ainsi encore une fois résumée: être témoin du Christ ressuscité.
L’Évêque de Rome siège sur sa Chaire pour témoigner du Christ
L’Évêque de Rome siège sur sa Chaire pour témoigner du Christ. Ainsi la Chaire est le symbole de la potestas docendi, cette autorité d’enseignement qui est la partie essentielle du mandat de lier et de délier conféré par le Seigneur à Pierre et, après lui, aux Douze. Dans l’Église, l’Écriture Sainte, dont la compréhension s’accroît sous l’inspiration de l’Esprit Saint, et le ministère de l’interprétation authentique, conféré aux apôtres, appartiennent l’une à l’autre de façon indissoluble. Là où l’Écriture Sainte est détachée de la voix vivante de l’Église, elle tombe en proie aux discussions des experts. Tout ce que ces derniers ont à nous dire est certainement important et précieux; le travail des savants est d’une aide appréciable pour pouvoir comprendre ce processus vivant à travers lequel l’Écriture a grandi et comprendre ainsi sa richesse historique. Mais la science ne peut pas nous fournir à elle seule une interprétation définitive et faisant autorité; elle n’est pas en mesure de nous donner, dans l’interprétation, la certitude avec laquelle nous pouvons vivre et pour laquelle nous pouvons également mourir. C’est pourquoi, il y a besoin d’un mandat plus grand, qui ne peut pas naître uniquement des capacités humaines. C’est pourquoi il y a besoin de la voix de l’Église vivante, de cette Église confiée à Pierre et au collège des apôtres jusqu’à la fin des temps.
Le Pape n’est pas un souverain absolu. Le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole
Cette autorité d’enseignement effraie un grand nombre d’hommes à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église. Ils se demandent si celle-ci ne menace pas la liberté de conscience, si elle n’est pas une présomption s’opposant à la liberté de pensée. Il n’en est pas ainsi. Le pouvoir conféré par le Christ à Pierre et à ses successeurs est, au sens absolu, un mandat pour servir. L’autorité d’enseigner, dans l’Église, comporte un engagement au service de l’obéissance à la foi. Le Pape n’est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire: le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l’Église, à l’obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d’adaptation et d’appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme. C’est ce que fit le Pape Jean-Paul II lorsque, face à toutes les tentatives, apparemment bienveillantes envers l’homme, face aux interprétations erronées de la liberté, il souligna de manière catégorique l’inviolabilité de l’être humain, l’inviolabilité de la vie humaine de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. La liberté de tuer n’est pas une véritable liberté, mais une tyrannie qui réduit l’être humain en esclavage. Le Pape est conscient d’être, dans ses grandes décisions, lié à la grande communauté de foi de tous les temps, aux interprétations faisant autorité qui sont apparues le long du chemin du pèlerinage de l’Église. Ainsi son pouvoir ne se trouve pas « au-dessus », mais il est au service de la Parole de Dieu, et c’est sur lui que repose la responsabilité de faire en sorte que cette Parole continue à rester présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté, de façon à ce qu’elle ne soit pas rendue vaine par les changements continuels des modes.
La Chaire est le symbole de l’autorité d’enseignement, qui est une autorité d’obéissance et de service
La Chaire est — disons-le encore une fois — le symbole de l’autorité d’enseignement, qui est une autorité d’obéissance et de service, afin que la Parole de Dieu — la vérité! — puisse resplendir parmi nous, en nous indiquant la route de la vie. Mais, en parlant de la Chaire de l’Évêque de Rome, comment ne pas rappeler les paroles que saint Ignace d’Antioche écrivit aux Romains? Pierre, venant d’Antioche, son premier siège, se dirigea vers Rome, son siège définitif. Un siège rendu définitif à travers le martyre par lequel il lia pour toujours sa succession à Rome. Ignace, quant à lui, restant Évêque d’Antioche, se dirigeait vers le martyre qu’il allait devoir subir à Rome. Dans sa lettre aux Romains, il se réfère à l’Église de Rome comme à « Celle qui préside dans l’amour », une expression très significative. Nous ne savons pas avec certitude ce qu’Ignace avait véritablement à l’esprit en utilisant ces mots. Mais pour l’antique Église, le mot amour agape, faisait allusion au mystère de l’Eucharistie. Dans ce Mystère, l’amour du Christ se fait toujours tangible parmi nous. Là, Il se donne toujours à nouveau. Là, Il laisse son cœur être toujours transpercé à nouveau; là, Il tient sa promesse, la promesse qui, de la Croix, devait tout attirer à lui. Dans l’Eucharistie, nous apprenons nous-mêmes l’amour du Christ. Cela a été grâce à ce centre et à ce cœur, grâce à l’Eucharistie, que les saints ont vécu, en apportant l’amour de Dieu dans le monde sous des formes et des manières toujours nouvelles. Grâce à l’Eucharistie, l’Église renaît toujours de nouveau! L’Église n’est autre que ce réseau — la communauté eucharistique! — dans laquelle nous tous, en recevant le même Seigneur, nous devenons un seul corps et nous embrassons le monde entier. Présider dans la doctrine et présider dans l’amour, à la fin, ne doivent être qu’une seule chose: toute la doctrine de l’Église, à la fin, conduit à l’amour. Et l’Eucharistie, cet amour présent de Jésus Christ, est le critère de toute doctrine. De l’amour dépendent toute la Loi et les Prophètes, dit le Seigneur (Mt 22, 40). L’amour est l’accomplissement de la loi, écrivait saint Paul aux Romains (13, 10).
Chers Romains, à présent je suis votre Évêque. Je vous remercie de votre générosité, je vous remercie de votre sympathie, je vous remercie de votre patience! En tant que catholiques, d’une certaine façon, nous sommes également tous Romains. Avec les paroles du Psaume 87, un hymne de louange à Sion, mère de tous les peuples, Israël chantait et l’Église chante: « Mais de Sion l’on dira: « Tout homme y est né » » (v. 5). Nous pourrions dire la même chose nous aussi: en tant que catholiques, d’une certaine façon, nous sommes tous nés à Rome. C’est pourquoi je veux chercher, de tout mon cœur, à être votre Évêque, l’Évêque de Rome. Et nous voulons tous chercher à être toujours plus catholiques — toujours plus des frères et des sœurs dans la grande famille de Dieu, cette famille où il n’existe pas d’étrangers. Enfin, je voudrais remercier de tout cœur le Vicaire pour le diocèse de Rome, le cher Cardinal Camillo Ruini, et également les Évêques auxiliaires et tous ses collaborateurs. Je remercie de tout coeur les curés, le clergé de Rome et tous ceux qui, en tant que fidèles, offrent leur contribution pour construire ici la maison vivante de Dieu. Amen.

« La science ne peut pas nous fournir à elle seule une interprétation définitive et faisant autorité; elle n’est pas en mesure de nous donner, dans l’interprétation, la certitude avec laquelle nous pouvons vivre et pour laquelle nous pouvons également mourir. » — Pape Benoît XVI, le 7 mai 2005
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4 juillet 2026
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En tant qu’auteur et chroniqueur indépendant, Guy Boulianne est membre du réseau d’auteurs et d’éditeurs AuthorsDen et de la Nonfiction Authors Association (NFAA) aux États-Unis. Il adhère à la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la Fédération internationale des journalistes (FJI).


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