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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes pays qui bordent le golfe Persique ont tous été visés par l’Iran, en réponse aux frappes américaines et israéliennes sur le territoire de la République islamique. Une escalade aux implications incertaines pour la sécurité des monarchies de la région mais aussi pour leurs options stratégiques. Invité : Alexandre Kazerouni, politologue, spécialiste de la péninsule Arabique, maître de conférences à l’Ecole normale supérieure Présentation : Laurent Huguenin-Elie Au sommaire : 00:00 Etats du Golfe, onde de choc 02:07 Les pays du Golfe face aux conséquences de la guerre 05:54 Alexandre Kazerouni: "Les pays du Golfe ne s'étaient pas préparés à un tel scénario" 11:07 L’Arabie saoudite, entre anciennes et nouvelles alliances 13:46 Alexandre Kazerouni: "La crainte monte en Arabie saoudite d'une hégémonie israélienne après l'affaiblissement de l'Iran" 18:07 Le blocage du détroit d’Ormuz perturbe le commerce du pétrole et du gaz 20:52 Alexandre Kazerouni: "C'est un grand changement de paradigme" pour les pays de la péninsule Arabique Les frappes israélo-américaines contre l'Iran avec, d’emblée, la mort de l’ayatollah Ali Khamenei ont déclenché une monumentale onde de choc au Moyen-Orient, dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences. Téhéran a riposté massivement en ciblant non seulement Israël mais aussi l’ensemble de ses voisins du golfe Persique, des Emirats arabes unis à l’Arabie Saoudite, en passant par le sultanat d’Oman. Des installations militaires américaines sur leurs territoires sont visées mais des bâtiments civils sont aussi touchés : hôtels, zones résidentielles, aéroports, infrastructures énergétiques ou encore centres de données informatiques. "Je ne pense pas qu'ils s'étaient préparés à un tel scénario, compte tenu de l'ampleur des bombardements iraniens, du nombre de projectiles qui ont été envoyés sur la péninsule Arabique, du nombre d'Etats touchés", explique Alexandre Kazerouni, politologue, spécialiste de la péninsule Arabique, maître de conférences à l’Ecole normale supérieure. - Levier de pression Pour le régime iranien, ces frappes sur les pays voisins sont "avant tout une manière de chercher à faire pression sur le reste du monde, qui est profondément lié à la péninsule Arabique de par ses réserves - la production de gaz et de pétrole - mais aussi [de par] la capacité de ces Etats à avoir investi de l'argent, des revenus dans les économies occidentales d'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Nord", poursuit le politologue. Depuis le détroit d'Ormuz, presque totalement à l'arrêt, transite chaque année près de 20% du pétrole mondial et 25% du gaz, en provenance des principaux exportateurs du Moyen-Orient : Arabie saoudite, Irak, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Iran. Depuis le déclenchement de l'opération israélo-américaine, les Gardiens de la Révolution menacent de brûler tout navire qui franchirait le détroit. "Les relations économiques avec cette partie du monde sont vitales", précise aussi Alexandre Kazerouni. "Le développement de Londres comme place financière devant New York est en grande partie due aux liens entre l'Angleterre et les monarchies de la péninsule Arabique, qui ont placé des parts tout à fait importantes de leurs revenus dans les banques anglaises." - Nouveau paradigme Cette guerre qui s’étend dans toute la région met à l’épreuve les stratégies déployées par les pays du Golfe pour assurer leur sécurité et touche aussi au modèle économique de certains Etats. "Ils avaient fait beaucoup de dépenses pour s'inscrire dans une géographie de la culture au sens large, de la vie agréable par le sport, les arts, avec les musées ou les universités du monde entier qui ouvraient des branches localement", développe Alexandre Kazerouni. "C'est un grand changement de paradigme pour eux." Au niveau sécuritaire aussi les lignes bougent dans la région. L'Arabie saoudite, grande rivale historique de l'Iran au Moyen-Orient, reste une alliée majeure des Etats-Unis dans la région. Mais depuis l’arrivée au pouvoir du prince héritier Mohamed ben Salmane, le pays entretient un jeu diplomatique complexe, en ménageant à la fois anciennes et nouvelles alliances. L'Arabie saoudite s'est par exemple rapprochée de la Chine et de la Russie. Ryad a aussi signé en septembre 2025 un pacte de défense mutuelle avec le Pakistan, qui détient l’arme atomique. "A l'initiative probablement de la Turquie, un projet d'union militaire entre la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Pakistan s'est formé. Ce qui en dit long sur la défiance de ces Etats à majorité sunnite face aux Etats-Unis et aux craintes qu'ils ont d'une hégémonie israélienne", analyse Alexandre Kazerouni. Le site de Géopolitis : https://www.rts.ch/emissions/geopolitis/ #iran #ormuz #dubai


















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