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Trafic d'animaux sauvages, un commerce illégal très lucratif | Géopolitis

19 hours ago 4

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Ecailles de pangolins au kilo, tigres dépecés pour leurs os, girafes abattues pour leur viande ou servals vendus comme animaux de « compagnie », le trafic d’animaux sauvages figure au quatrième rang des commerces illégaux les plus lucratifs du monde. Invité : Bruno Mainini, biologiste, spécialiste de la protection des espèces et du commerce international d'espèces menacées au sein de l'Office fédéral des affaires vétérinaires (OSAV) Présentation : Laurent Huguenin-Elie Au sommaire: 00:00 Animaux sauvages, trafic mondial 02:04 Le trafic d’animaux sauvages, un commerce mondial très lucratif 06:03 Bruno Mainini: "On peut parfois parler de mafia", impliquée dans le trafic d’animaux sauvages 10:39 De nouveaux moyens de lutte contre le trafic sont développés 13:18 Bruno Mainini: Internet amplifie la contrebande, "la vente est certainement devenue plus facile" 17:04 Les chiens et les chats font aussi parfois l’objet de contrebande 19:18 Bruno Mainini: La contrebande de plantes "existe et augmente" 24:36 En 1990, réactions au Japon, grand consommateur d’ivoire, face à la prohibition de ce commerce Varans des savanes, rainettes aux yeux rouges ou iguane vert albinos: en Espagne, une enquête sur un réseau de trafic d'animaux exotiques a permis, en juin, la saisie de plus de 256 spécimens. La contrebande d’espèces sauvages, qui génère des milliards de dollars chaque année au niveau mondial, fait partie des activités délictueuses les plus lucratives au monde avec le trafic de drogue, les contrefaçons et la traite d’êtres humains. Rarement le fait d’acteurs isolés, elle est le plus souvent orchestrée par des réseaux criminels organisés: "on peut parler parfois de mafia", précise Bruno Mainini, spécialiste en protection des espèces et en commerce international d'espèces menacées au sein de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). - Rhinocéros, pangolins et éléphants très touchés Le trafic d'espèces sauvages répond à une demande extrêmement hétéroclite, allant de la médecine traditionnelle et la confection d'objets décoratifs, au marché des animaux de compagnie exotiques et à la consommation alimentaire. Selon ce rapport trois espèces constituent à elles seules environ 72 % du volume du trafic mondial: les rhinocéros, les pangolins et les éléphants. Plus de 40 % des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens saisis entre 2015 et 2021 étaient classés comme "menacés" ou "quasi menacés" Les régions à forte biodiversité comme l’Afrique et l’Asie sont les plus touchées. Du braconnage local à l'acheteur final, ce marché illicite mondialisé implique souvent que les animaux passent par des pays de transit. Bruno Mainini se souvient ainsi d’un trafic d’alevins d’anguille qui passait par Genève: "on les pêche au Portugal, en Espagne, ils sont transférés ou vendus dans les marchés asiatiques (…) Et là, la Suisse était utilisée comme point de transit pendant deux ou trois ans. Le cas était assez spectaculaire, parce qu'on parlait des quelques centaines de milliers d'exemplaires qu'on a pu confisquer, et d'une valeur de plusieurs millions." - Les moyens de lutte se diversifient Pour les trafiquants, faire passer la marchandise de contrebande est devenu plus difficile selon Bruno Mainini: "il y a de nouvelles techniques aux aéroports, même sur les bateaux. Les contrôles sont devenus plus durs." Les acteurs impliqués dans la protection de la biodiversité tentent en effet constamment de trouver de nouveaux moyens de lutte. Comme des implants radioactifs pour protéger les rhinocéros du braconnage, ou des rats géants capables de détecter des écailles de pangolin, des cornes de rhinocéros, des peaux de girafes, de l’ivoire ou de l’ébène. "Si ces animaux sont bien entraînés, ils sont vraiment des armes qu'on peut utiliser dans le combat contre le commerce illégal, parce qu'ils trouvent pratiquement tout. (...) C'est impressionnant", estime le biologiste. L’utilisation de l’intelligence artificielle est également prometteuse: "c'est certainement un moyen qu'on va utiliser encore plus dans le futur, mais il sera peut-être utilisé des deux côtés [également par les trafiquants NDLR]. Donc là, on ne peut pas encore dire si c'est un avantage ou un désavantage. Mais on est en train d'utiliser l'intelligence artificielle, par exemple, pour l'identification des objets plus difficiles à reconnaître par l'humain. C'est certainement un instrument important et intéressant." Le site de Géopolitis : https://www.rts.ch/emissions/geopolitis/ #animaux #contrebande #criminalité
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