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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes délégations du monde entier se pressent à Pékin pour tenter de renforcer leurs liens économiques sur fond de guerre commerciale intense et de tensions géopolitiques majeures. La Chine vend une image de stabilité. Mais que dire de sa situation intérieure ? Entre crise de l’immobilier, chômage des jeunes et natalité en berne, le pays montre aussi des fragilités tandis que son ouverture affichée contraste avec les tours de vis supplémentaires du pouvoir. Invité : Antoine Kernen, sinologue, enseignant-chercheur à l’Université de Lausanne Présentation : Laurent Huguenin-Elie Au sommaire : 00:00 La Chine a-t-elle gagné ? 02:37 Les dirigeants occidentaux se succèdent à Pékin 05:19 Antoine Kernen: "La Chine a déjà gagné économiquement" 09:43 La Chine, puissance économique mondiale mais fragile 13:21 Antoine Kernen: En Chine "ce rêve qu'on va toujours croître, toujours gagner plus d’argent, n'existe plus" 17:32 Avec les purges au sein de l'armée, l’affirmation du pouvoir de Xi Jinping 20:07 Antoine Kernen: "Xi Jinping a mis en place un mode de gouvernement qui fonctionne avec les purges" 24:51 En 1979, la Chine s’ouvre aux investisseurs étrangers et au tourisme Le ministère de la défense chinois a annoncé, samedi 24 janvier, l'ouverture d'une enquête contre Zhang Youxia, premier vice-président de la Commission militaire centrale et proche de Xi Jinping. Le général, âgé de 75 ans, est accusé de "graves violations de la discipline". Cette purge frappe également Liu Zhenli, chef d'état-major interarmées. "Xi Jinping a mis en place un mode de gouvernement qui fonctionne avec les purges, dès son entrée au pouvoir en 2013", rappelle Antoine Kernen, sinologue et enseignant-chercheur à l’Université de Lausanne. Une manière pour le dirigeant de "réaffirmer l'autorité du chef et empêcher tout avis divergent, ou toute velléité d'avoir des avis divergents." La mise à l’écart de Zhang Youxia et de Liu Zhenli est en effet une étape marquante, signe de l’affirmation du pouvoir de Xi Jinping sur l’armée et la puissante Commission militaire centrale, qui a pour objet principal de définir la stratégie des forces armées chinoises et d’en diriger les opérations. Cette commission est présidée par Xi Jinping lui-même et comptait six autres membres. Entre 2024 et 2025, trois d’entre eux avaient déjà été évincés. Avec les deux récentes mises sous enquête, la Commission n’en compte plus que deux : le président lui-même et le général Zhang Shengmin, qui a supervisé les purges. Les conséquences de ces évictions sont difficiles à évaluer alors que l’armée chinoise développe ses capacités : Xi Jinping veut une armée totalement modernisée d’ici 2035 et qu’elle soit une force de premier plan au niveau mondial d’ici 2050. Ces purges militaires interrogent quant aux capacités d’envahir Taïwan, que la Chine considère comme faisant partie de son territoire. - Renforcement global des contrôles Ces purges dépassent l’appareil militaire : plusieurs millions de personnes ont été mises sous enquête depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir. En 2025, 983 000 personnes ont fait l’objet de sanctions disciplinaires, chiffre le plus élevé depuis que la Chine a commencé à publier ce type de statistiques, il y a plus de 20 ans. "Je pense que l'évolution de la Chine ces dernières années est vraiment marqué par ce renforcement des contrôles à tous les niveaux", estime Antoine Kernen. Un contrôle des citoyens dans le pays, mais aussi à l’étranger : "Parce que maintenant, on a peur de parler. On ne parle plus. Beaucoup de gens se taisent, parce qu'on sait ou on pense qu'on est observé. Il faut bien se rendre compte que le régime chinois met en scène son contrôle sur la population. Et donc la population a peur et se tait." Le site de Géopolitis : https://www.rts.ch/emissions/geopolitis/ #chine #xijinping #diplomatie


















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